La française est … Olympe de Gouges

Grande figure du féminisme et de la lutte contre l’esclavage, elle est un personnage haut en couleur, qui a mis sa vie au service de ses idées. Régulièrement citée pour entrer au Panthéon, j’aimerais vous parler d’Olympe de Gouges.


Olympe de Gouges est . . . AFFRANCHIE

Olympe de Gouges naît à Montauban en 1748. Mariée à 18 ans, son mari décède un an après. Elle ne se remariera jamais : en devenant veuve, elle acquiert sa liberté financière qu’elle utilise pour s’installer à Paris. Là-bas, elle devient autodidacte. Elle se cultive, lit beaucoup, dirige une compagnie de théâtre, et se montre très active politiquement. Elle écrit de nombreuses brochures, des billets dans lesquels elle soutient la cause de toutes les catégories opprimées et oubliées. Mais ses demandes ne sont pas prises au sérieux. Son sexe fait obstacle à sa crédibilité.


Olympe de Gouges est . . . Moderne

Figure d’émancipation, elle passe sa vie à soutenir des idées en avance pour son époque. D’abord défenseuse des esclaves pour lesquels elle publie de nombreux écrits, elle s’attaque ensuite à la condition féminine notamment à travers la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, texte fondateur du féminisme moderne qui prône l’égalité politique, le droit au divorce par consentement mutuel ou encore la reconnaissance des enfants hors mariage.


Olympe de Gouges est . . . Martyre de la révolution

Peut-on mourir pour ses idées ? Pour Olympe de Gouges, la réponse est oui. Fermement opposée au régime de la Terreur qui a suivi la Révolution française, elle publie de violents billets dans lesquels elle invective Robespierre et Marat. Ses écrits la mènent à l’échafaud le 3 novembre 1793 après un procès expéditif et sans avocat.

« La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune. »


La mode, une expression politique :

La Révolution rompt avec la monarchie absolue, puis la monarchie tout court. Le vêtement, loin de toute superficialité, permet d’afficher clairement ses idées politiques. Le luxe, symbole d’une époque désormais révolue s’efface petit à petit devant des une mode bien plus modeste, empruntée à l’ère antique. La robe s’épure et devient fluide, légère, seulement marquée d’un mince lacet sous les seins et annonce les prémisses de la robe empire napoléonienne. Les chaussures sont elles aussi révolutionnaires, comme ces mules surmontées d’une cocarde tricolore.

Pour en savoir plus sur Olympe :
Lire Casterman
Lire Libération