La Française est . . . Sarah Bernhardt

Le Monstre sacré est une femme. Une actrice inoubliable à la vie remplie de mille folies, riche de toua reconnaissance des obsèques nationales, j’ai nommé l’indomptable Sarah Bernhardt.

SARAH EST . . . SECRèTE

Née sous le nom de Rosine à Quimperlé en Octobre 1844 à une date où seule Sarah connait le chiffre, elle n’aura de cesse de cultiver cet art de susciter l’interrogation sur sa vie personnelle et ses origines. (Aucune certitude sur sa date de naissance, ni sur l’identité de son père) Sa mère Judith Julie Bernhardt (le H de Bernhardt sera rajouté par Sarah elle même pour semer le trouble au même moment où elle changera de prénom) est d’origine Néerlandaise. Cette dernière l’envoie recevoir une éducation religieuse au Couvent de grand Champ complétée par le Duc de Morny, l’amant de sa tante, grâce à qui elle découvrira la peinture , la sculpture et qui l’enverra suite à l’éclat de ses crises au conservatoire d’art dramatique de Paris en 1859. Talentueuse dès son entrée elle rejoindra la comédie Française en 1862 puis le Théatre de l’Odéon en 1866 qu’elle transformera en hôpital militaire en 1870 pour soigner les combattants elle même. Mère célibataire dès l’âge de 20 ans, elle n’aura de cesse que d’entretenir le mystère sur sa vie et ses amours, en mettant en scène chacune de ses apparitions et en allant se reclure le reste du temps au Fortin sur l’île de Belle-île en mer.

Sarah est . . . PIONnière

Si un mot devait le mieux la qualifier, ce serait celui-ci. Sarah dès son plus jeune âge dévoile son talent à jouer pour les plus grands auteurs. Elle incarne comme personne les plus grands rôles de femmes mais d’hommes également. Son talent l’emmène faire le tour du monde. Des tournées démesurées faisant salles combles à chaque coin des 5 continents. Faisant d’elle la première femme Française à détenir son étoile sur Hollywood boulevard. Son goût prononcé pour le voyage s’illustre dans ses intérieurs avec une décoration et des animaux de compagnie très exotiques (singe, crocodile, boa, perroquet, caméléons..) Pionnière elle le sera aussi au cinéma, en tournant dans les premiers films parlants de l’histoire en 1900. Atteinte de tuberculose puis de gangrène, impliquant l’amputation d’une jambe, l’ablation d’un poumon mais aussi d’un rein, elle ne reculera pas à faire le premier lifting de l’histoire sans doute pour plaire à ses conquêtes toujours plus jeunes les années passant. (Première femme Cougar?) Femme de caractère elle saura prendre également parti, et soutenir ses positions notamment lors de l’affaire Dreyfus et ira lutter contre la peine de mort aux côtés de Louise Michel. Sarah ayant bien compris l’importance de la réclame pour faire parler d’elle, elle n’hésitera pas non plus à mettre son image en promotion de produits et mettre en scène son quotidien. (Influenceuse avant l’heure?)


Sarah est . . . Inspirante

Le carnet d’adresse de Sarah n’est rempli que des plus grands. De Victor Hugo à Racine en passant par le prince Edouard VII sans oublier Sacha Guitry, Oscar Wilde, Edmont Rostand, Alfred de Musset, Emile Zola, Jean Cocteau et tant d’autres. Sarah inspire jusqu’à se faire écrire ses propres rôles, se faire peindre et devenir la muse des affiches Art Déco d’Alfonse Mucha. Nombreuses sont les citations faisant référence à Sarah. Sa « Voix d’or » et son charisme ouvriront la voie à de nombreuses femmes désirantes de lui ressembler. Son style, sa détermination et son bagou iront jusqu’à lui offrir les obsèques nationales après son décès le 26 Mars 1923. Preuve qu’elle aura marqué son époque mais aussi de nombreuses générations d’écrivains, peintres, réalisateurs et d’acteurs.



Le style Sarah est sans étonnement avant-gardiste.
Habillée de toutes les extravagances pour ses rôles, elle choisira finalement le blanc comme couleur de prédilection au quotidien.

-> Si il fallait choisir une paire à son image, ce serait sans nulle doute les ballerines Varengeville Panthère

Pour découvrir l’histoire de Sarah Bernhardt :

Rdv sur le site consacré à Sarah

À voir aussi:
Le documentaire « Secret d’histoire » retraçant sa vie